À la sortie d’un hiver 2025-2026 qui, avec ses nombreuses crues, a démontré l’utilité de nos missions, le gouvernement n’a comme priorités que de faire reculer les droits et travailleurs et travailleuses, et rogner sur les quelques progrès de ces dernières années en matière environnementale.
Ainsi, le gouvernement encourage les patron·nes à commettre des infractions en faisant travailler leurs employé·es le premier mai. L’inspection du travail témoigne déjà des injonctions contradictoires et des pressions subies pour éviter toute sanction ou toute enquête sur le tant vanté volontariat ». Quel volontariat y-a-t-il dans la relation de subordination d’un contrat de travail ? En particulier quand les quelques euros d’une journée payée double sont une soupape dans un contexte inflationniste… Et qui ira sanctionner les employeurs qui ne s’exécuteront pas ?
Dans nos ministères, ce n’est pas mieux. Le gouvernement prévoit dores et déjà de raboter les crédits arrachés de haute lutte par les mobilisations des fonctionnaires, nous empêchant un peu plus d’avoir les moyens de travailler et de nous former. Les agences dont les missions sont essentielles, comme l’ADEME, restent sous la menace d’une suppression pure et simple, les chef·fes de service territoriaux sont toujours plus sous la coupe des préfets, et chaque nouveau décret de notre fantomatique ministre tend à réduire la portée de nos missions.
Pour toutes ces raisons, la fédération Solidaires Environnement appelle tou·te·s les agent·es du pôle ministériel à à rejoindre les manifestations du 1er mai 2026.
L’histoire, y compris récente, l’a montré : la mobilisation paie. Alors luttons pour disposer des moyens de travailler, du soutien de nos ministres de tutelle, et pour des politiques de l’environnement et du logement à la hauteur des besoins. Rappelons au gouvernement que l’urgence est à la fin du monde et aux fins de mois, pas à supprimer des jours fériés.

