Densité à tout prix : l’État ne doit pas faire ses économies sur le dos des agent·es

Tract
Solidaires Environnement

De déménagements en restructuration, le bâti de l’État change, nombreux·ses sont celles et ceux qui s’en rendent compte. Sous couvert d’économies et de rénovations énergétiques, l’État tasse les agent·es, regroupe les services et vend son patrimoine… au détriment de la qualité du service rendu, et de la santé des collègues.

Ces regroupements de services et restructurations de cités administratives se font sans concertation avec les agent·es. Des architectes qui, le plus souvent, ne sont jamais venus voir les bâtiments et ne connaissent pas nos missions font des plans de bureaux. On promet de la souplesse, des cloisons interchangeables, de la flexibilité, de l’agilité et de l’adaptabilité… sauf que quand il s’agit de s’adapter à la réalité, justement, les crédits manquent. On déplace les personnels d’un bureau à l’autre, on place les stagiaires sur un coin de table, on refuse des candidat·es, car les bureaux ne sont plus accessibles.

Dans cette promiscuité, le confort thermique se fait toujours désirer. Le confort acoustique, lui, s’est dégradé. Comment se concentrer sérieusement quand un·e collègue est en visio, ou échange avec un·e usager·e à moins de deux mètres ? Et ne parlons pas des salles de réunion de taille inadaptée, ou en nombre insuffisant.

AGILE, et sans doute la future foncière de l’État, prennent des décisions sur les agent·es, mais sans les intéressé·es. Les comités d’administration de site manquent. Seul·es les chef·fes de services sont consulté·es, et encore, quand elles et ils le sont. Les décisions sont prises « en central », à Paris. Ceci n’est pas acceptable ! 

Solidaires Environnement demande une gestion par les collectifs de travail des cités administratives et manière générale des bâtis des administrations, afin qu’ ils et elles soient adapté·es aux missions, aux exigences du service public et à l’accueil des usager·es.

Nous réclamons :

  • un moratoire sur tous les processus de densification dans les bâtiments publics logeant les services publics ;
  • l’instauration de CSA de sites dans toutes les cités administratives partagées ;
  • une part majoritaire de représentant·es des personnels dans les organes décisionnaires de la future foncière de l’État.

Ce n’est pas à la Direction Immobilière de l’Etat du ministère des Finances à Paris de définir les besoins pour nos métiers. Nous leur laissons leurs open-spaces et espaces « agiles ».

La fédération de syndicats de l’Union syndicale Solidaires des ministères chargés de l’environnement, du logement et de la mer.

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