Ce dimanche 8 mars a lieu la journée internationale de luttes pour les droits des femmes. À cette occasion, des manifestations auront lieu dans tout le pays. Solidaires Environnement appelle les agent-es du pôle ministériel à les rejoindre.
En effet, malgré le statut de la fonction publique et toutes les obligations légales, dans notre ministère, les femmes gagnent en moyenne 10 % de moins que les hommes. Elles subissent plus souvent les temps partiels imposés et les « doubles » journées.
Dans un contexte politique de raidissement contre nos missions et de navigation à vue, les conditions de travail sont toujours plus dégradées. Là encore les femmes sont les plus susceptibles d’être victimes de violences verbales ou physiques, parfois sans réaction de l’encadrement. De plus, les offensives contre le télétravail désavantageront principalement les femmes, et les effets sur les « doubles » journées ne sont pas pris en compte… par des hiérarchies majoritairement masculines (moins de la moitié des cadres dirigeants du Ministère sont des dirigeantes).
Ce n’est pas non plus le projet de décret sur les autorisations d’absence pour événements familiaux, qui réduit notamment de plus de moitié le nombre de jours pour garde d’enfants, souvent pris par les mères, qui va dans le sens de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Quant à l’instauration d’un congé hormonal et à la création de salles d’allaitement, essentiels à une bonne santé au travail des femmes, la réduction des moyens et les politiques de densification ne permettent pas de les espérer.
L’égalité ne se quémande pas. Solidaires Environnement l’exige.
« On parle d’égalité, on parle de parité, mais les femmes qui travaillent n’ont pas fini de batailler. »
(Femmouzes T. – On parle de parité)

